TRAVAIL MEDICAL
Vie quotidienne au dispensaire Trois médecins sont maintenant à l’œuvre dans
le dispensaire gratuit du bidonville. Agnès est présente
trois jours par semaine, Marouan un jour et Dani un jour. Cela permet
aux patients l’accès aux soins cinq jours par semaine. Marouan
et Dani ont une spécialité en médecine de famille
et une vision humanitaire.
Nous avons maintenant un réseau de plusieurs médecins libanais « amis de Tahaddi » prêts à nous aider par leurs conseils et occasionnellement par des consultations gratuites. Un laboratoire d’analyses et une pharmacienne se sont ajoutés à ce groupe que nous espérons encore étoffer. Cela nous permet d’offrir une meilleure qualité de soins sans augmenter nos coûts. Notre assistante de dispensaire, Zeina, est toujours présente et efficace. Elle a institué un système de rendez-vous pour la première heure et demie de chaque matinée, qui fonctionne relativement bien dans un contexte où montres, pendules et téléphones sont quasi inexistants. Début novembre, Mme Chéryl Phénicie, infirmière expérimentée en soins maternels et infantiles, s’est jointe à notre équipe. Chéryl et son mari travaillent au Liban au sein de l’Alliance chrétienne et missionnaire depuis 20 ans et parlent l’arabe couramment. La grande habileté professionnelle de Chéryl auprès des nourrissons et l’habileté manuelle de son mari, ainsi que leur amour pour les démunis ont déjà opéré des merveilles au sein de notre petit dispensaire. Ceci est une grande réponse à la prière, car Agnès avait bien besoin de quelqu’un à ses côtés qui soit qualifié et suffisamment disponible. L’un des besoins actuels les plus aigus est de trouver des vaccins, gratuits ou à prix très réduit. Nous n’avons reçu aucun vaccin du Ministère de la Santé depuis le mois de juillet dernier. Les acheter au prix normal en pharmacie est exclu, étant donné le nombre d’enfants que nous devons vacciner. Les enfants malnutris sont particulièrement vulnérables aux épidémies en hiver, surtout à la rougeole. Dans ce quartier où personne ne bénéficie d’assurance médicale et où tous vivent sous le seuil de pauvreté, notre grand souci reste le coût élevé des examens complémentaires et surtout des hospitalisations. Nous devons évidemment refuser la plupart des aides qui nous sont demandées. Nous insistons sur le fait que nous sommes un lieu de soins gratuits et non un bailleur de fonds. Face à leur détresse, il est difficile de rester sereins, nous tentons de faire pour le mieux et d’offrir ce que nous avons, et qui peut être plus précieux qu’une aide financière.
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